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GRAPHOTHERAPIE :

Qu’est-ce que la GRAPHOTHERAPIE ?

La Graphothérapie est une méthode spécifique de traitement de la dysgraphie, par une rééducation de l’écriture, portant uniquement sur le geste graphique lui-même. La dysgraphie concerne les enfants qui présentent des difficultés dans le geste graphique, sans troubles neurologiques apparents. Elle peut engendrer des troubles du comportement, de l’anxiété, et conduire à l’échec scolaire.

Le Graphothérapeute est un Graphologue diplômé formé spécialement à cette méthode. « La graphothérapie est à la dysgraphie ce que l’orthophonie est à la dyslexie » (Chantal Thoulon-Page)

La dysgraphie survient, chez l’enfant, au stade pré-calligraphique, c'est-à-dire à partir de 6 /7ans, en classe CP/CE1.
Elle empêche l’enfant d’atteindre sereinement le stade calligraphique, où s’acquièrent maturité et équilibre de l’écriture,  vers 10/12 ans, et  ensuite,  le stade post-calligraphique qui permet la personnalisation de l’écriture.
L’enfant qui n’a pas correctement intégré l’apprentissage du modèle, et qui n’en maîtrise pas aisément la forme, ne peut pas atteindre le stade de personnalisation de son écriture, à l’image d’un pianiste qui tenterait de jouer du piano sans avoir acquis les gammes.
Elle a pour but, non pas d’apprendre à « avoir une belle écriture », mais simplement de restaurer le modèle graphique, d’acquérir les formes de base, qui permettront à l’enfant, plus tard, de personnaliser librement sa propre écriture.
La rééducation ne travaille pas « sur l’écriture », elle travaille « à côté de l’écriture », elle apprivoise « la forme ».



La DYSGRAPHIE

Comment la reconnaître :
  • l’écriture et de la tenue des cahiers sont constamment critiquées par les enseignants.
  • L’écriture est sale, lente, voir illisible et non en rapport avec l’âge de l’enfant.
  • Le geste graphique n’est pas spontané, il est fatiguant et induit des crampes.

Selon Julian de Ajuriaguerra (1911-1993), neuropsychiatre et psychanalyste, la dysgraphie peut provenir d’un trouble du développement de l’enfant :

  • développement moteur de l’enfant et coordination du geste
  • acquisition du schéma corporel
  • défaut de latéralisation, et/ou, d’organisation temporelle
  • défaut de maturation du système nerveux
  • défaut de maturation émotico-affective

Un manque de confiance en lui, le désir de ne pas grandir, des difficultés de concentration, des perturbations globales de communication suite à un choc psychologique... peuvent aussi perturber le déroulement de l’écriture.


LA REEDUCATION

Les objectifs de la rééducation

  • Acquérir l’aisance du geste graphique
  • Améliorer le rythme et la lisibilité
  • Réconcilier l’enfant avec sa propre écriture, et lui faire découvrir le plaisir d’écrire

Pour Qui ?

Tout enfant de 6 /7 ans présentant des troubles du geste graphique.

A l’identique de la dyslexie, la dysgraphie concerne souvent les enfants au QI supérieur, dont la maturité intellectuelle n’est pas en phase avec le développement psycho-affectif et psycho-moteur. Le fait est accentué si l’enfant saute une classe.

Dans les troubles liés à la gaucherie, établie ou non. L’enfant dysgraphique qui, malgré tout, parvient au cycle du collège, se trouve en difficulté. Il est pénalisé pour la présentation, l’écriture manque de rapidité et de clarté.

La rééducation peut être abordée à tout âge, et semble d’ailleurs plus rapide chez l’adolescent, plus apte à la réflexion.

  • Chez l’adulte, également, désireux d’accroître l’aisance, la clarté et/ou la rapidité de son écriture.
  • Toute personne souhaitant se réconcilier avec sa propre écriture.
  • Toute personne perturbée dans la communication écrite ayant subi un accident, un traumatisme...

Déroulement de la rééducation de la dysgraphie

Un premier entretien très complet avec l’enfant, si possible  accompagné de ses parents,  ou d’un éducateur,  permet la prise en compte globale de l’enfant dysgraphique, dans son histoire et sa personnalité.

Un bilan graphomoteur est  réalisé, avec différentes épreuves, dont la latéralisation, le schéma corporel, la situation dans l’espace et la maîtrise de la lecture.

Ce bilan est ensuite minutieusement analysé par la graphothérapeute, pour déterminer le calcul de la vitesse, établir l’âge graphomoteur par l’échelle d’Ajuriaguera, la pression de l’écriture, estimer l’application, et étudier le dessin spontané.


*L’échelle d’Ajuriaguera mesure la maturité affective et l’autonomie, ainsi que la gestion des émotions et pulsions.


Un bilan complet est rédigé, puis remis aux parents et au  prescripteur.
Ce bilan sera réalisé plusieurs fois en cours de rééducation, afin de mesurer l’évolution et adapter le plan de rééducation au fur et à mesure de l’avancement.


La rééducation :

Elle débute par une mise en condition, afin d’établir une relaxation sereine et confiante avec l’enfant, en commençant d’abord par dédramatiser, rassurer, expliquer et encourager.

Chaque séance commence par quelques minutes de détente psychomotrice, afin de réduire tension et anxiété, et permettre à l’enfant de gérer son énergie propre, pour pouvoir s’inscrire dans cette rééducation et se concentrer.

Quelques exercices porteront, également, sur le travail en synergie des 2 hémisphères cérébraux. Différentes méthodes de rééducation sont utilisées, par pallier.

  • La préhension correcte de l’instrument dont l’exercice du bec de canard, la position du corps, la souplesse du poignet et des doigts, sont abordées par un travail en musique.

  • La rééducation consiste à apprivoiser la forme, afin que le trait se libère de la contrainte induite par l’effort.





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